
17 1I
MÀIEUTICA
PAYE 4.ll4MÊ 137
ons Ediriôn Fnn.rinnç
/,-
alb ea-1.âb:e"n
\e )n,rEeqecb
(
rÉlâ
è
ave-'l àiâ ln+e5-,.odr- a-r
Jôr'.
pL.--
à
Fe
r"
o9r
NON
il!
â
(rÈ:
hÉlies :uF
/
l,lON lÉ.aler é a Aé ebsÊri
+
salt rÈ Èver
Èvantâqe5=:ntEûÉ menslet
\NoN
i
y
â,ies
heures slF
/e..,,b,Pdr,FufF..,É/! ;J
/
1"
/r..'.rr
r-tr- ,F ....ù--he..É-:.F/_
ii._."::!
_.-
',
\
{,
'>cre
-i.%-
:rrè
Éh.
énÈ
rÉno ,
\
Nrrrl e
-nla'iÈ
r È1è nr.:e i
\sa
ait. auam are'rtages=i"ele re m€nsu€+(salere 2s %+sr É rÉ
50%l)
-heùres
â
peyer=(nlmbrÉ
dh€ureslravaillées du nois+lâ
dlrée de conlrÉ
FnyÉj
Figute 1: Arbre Paye.
algorithmes et où elle
va,
celle-1à est restée
dans la tête des utilisateurs/experts. Leurs
col-
legue' ne
rrsquenL donc
pa.
de la decour rir.
.i
ce n'est
par
interview
0u lormation.
qui
sont des
actions très voiontaristes. Le seul moyen
de
l'appréhender
avec le
programme, peu
agréab1e
et
partiel.
serait de lire l'analyse
fonctionnelle
0u d'exécuter ce
pr0gramme
el de tester toutes
les réponses
possibles.
Quant
à finformaticien,
comme il n'a
pas
recueilli la
connaissance, il est obligé de la
reconstituer à sa façon
pour
élaborer le
pro-
gramme.
Et
comme les
programmes
ne
savent
pas
tourner tant
qu'ils
ne
sont
pas
achevés
(hormis
les
systèmes experts de seconde
géné-
ration), les utilisateurs ne
pourront
I'aider
à
rectifier le
tirque trop tard. Les autres
néthodes
de conception,
par
exemple celles
qui
sont
<di-
rigées
par
les données>.
ne résolvent
pas
le
problème.
Cette fois-ci, on ne
s'intéresse
pas
aux méthodes
connues de l'utilisateur,
qui
sont
pourtant
d'une totale efficacité:
on
lui
demande
ce
qu
il
reut
obtenir
rur le
plan
in[",rnntique.
ce
qu'il
ne peut
exprimer
clairement
puisqu'il
n'est
pas
expert
en la matière.
Les utilisateurs/experts
0nt
pourlant
en
tête
une
méthode qui
sait
où elle
va
et
qui
devrait
guider
le
programme.
Elle
pan
toujoun
d'un
point
de départ important
qui,
lui-même est une
connaissance tirée
d'une méthode
précédente,
donnée dont chaque état entraîne
une démarche
propre \'dppuyanl
sur d'duLre\ données.
ju'-
qu'à
obtenir
les résultats
voulus. C'est une dé-
marche arborescente,
facile à représenter telle
quelle
sur
papier.
Elle a le mérrte d'être lisible
de rou:. Pourquoi donc
le" analyse. fonction-
nelles ne sont-elles
pas
écriles
sous
forme
d'ar'
bres ?
La
première
étape
de la Mai, riti4r( conçi\re
justement
à représenter
par
des arbres la con-
naissance des utilisateurs.
Ce nom étrange.
choisi
par
la société
Arcane et inventé
par
So-
crate
vers 400
ans avânt
J-C, décrivait déjà une
méthode
d'
interview
logique
permettant <d'ac-
coucher- t,r,ricrilill
en
grecr
la connairsance
des
cerveaux
même
les
plus
rebelJes.
Ce
philo-
sophepretendlitqL
arecunesuiredequerrion.
bien
posées.
on
pouvait
faire
(re)trouver
à n'im-
pone qui
n'impone quelle
connaissance.
Et il
avait raison. Depuis
10 ans
qu'Arcane
utilise
I'analyse
guidée
par
arbres de décision, le ré-
:ullrr r
toujour,r
éte un
.uccè..
L inler\
iew.
quand
elle est menée
sous cette forme logique,
pldce
le\ urili\ateur"/erpert"
dan. une suire
progressive
de situations précises
et réelles,
qui
les
aide à trouver les
données menant aux résul-
tats. Mieux encore,
ceJ utilisûteurs
sonl
plLts
experts après I'intervlel,qu'avant
cal elle leur
a fait
prendre
con\cience
de ce
q.r'il.
saraient
et leç a rideç J mieur
orBani:er ieur
connais-
sance.
Sur Ie
plan
iniormatique.
cette représenrarion
offre I'intérêt
de structurer
naturellenent la
connaisstnce. un arbre
=
un domaine de con-
naissance,
une application
=
plusieurs
domai-
ns5
=
plusieur.
arbre.. hlle
pre\ente
au\(:
l'énorme intérêt de visucliser
les oublis. Les
différentes
alternatives présentées
à chaque
aigrillage de l'arbre
sont bien visibles, alon
qu'e1les
sont invisibles
dans
le
texte d'une ana-
I
Une application
=
une aide
I à la décision
=
un arbre
O
IX-MAGAZINE
- Vol. l0 N"
8l
Mars
1995
I Ne nas conlondre arbre
I
etorqaniqramme !
lyse fonctionnelle. Les
oublis sont localisés làoir
les branches n'aboutissent
pas
à une conclusion.
L'unjversalité
ds l'arbre en matière
de repré-
sentation d'ùn
programme
est d'ailleurs rec0n-
nue
par
1'ensemble des inf0maticiens,
habitués
aux vertus de 1'organigramme. Mais
attention,
un organigramme
n'est
pas
un arbrel 11
y
a une
différence fondamentale entre eux: I'un
peut
b0Jc
er. l
aulre
pa).
L 0r8aniBramme c0nrie.ll
de nombreux retours en arrière
qui
font repren-
dre la même démarche. Or,
personne
ne
t'ait
janais
de retour en arrière
pour
reprendre
stùctenent la nême dlrucrcfie,
S'ildoit
y
avoir
retour vers une démarche connue, ce sera
p0ur
un
nombre
de lbis limité et
pour
faire à chaque
fois
quelque
chose d'un
peu
différent. L'arbre,
obligé de décrire chaque retour, sera
donc
plus
volumineux que
l'organigramme. Mais
c'est
lustement
ce
qrr'on
lui denrnde:
.a
connai\-
sance doit êtLe erplicite et comnunicable.
donc
la
plus
volumineuse possible
(sans
exagération,
bien entendu!).
I
Une application
=
un arbre
=
I
une
base de règles
La deurième étape de la Vaïeurique
con"isre
à établir
qu'il
existe une relation
directe entre
l'arbre et le
programme.
Regardons I'arbre
de
1a figure
1.
qui
décrit un
cas banal: le calcul du
salaire brut.
Pour le non intbrmaticien.
le\ etpre\5r0nr
suivies d'un
point
d'interrogation soni les
questi0ns
à se
poser pour
traiter le
problème.
Pour I'inlormaticien,
ce sont les
paramètres
que
le
programme
doit
connaître
pour
s'exécuter.
Pour
le
premier.
le,, reponre:
a ces
quesli0ns
sont les valeurs
des
paramètres pour
Ie second.
Pour
l un. le' expre..ion'.ans ps1n1
6 ;n'arro-
gati0n
s0nt des déductions,
pour
l'autre
ce sont
le" donnee. l fournir.
En somme.
bien
que
chacun
interprète
I'arbre
avec son
propre
lan-
g.ree.
celui-ci esl anall
'e
de lr
mème irçon.
La Maïeutique
démontre
que,
si l'on débite
un arbre en tronçonnant
ses branches
après
chaque
conclusii-'n. on
le
trnu.çfarne
autou,rti.
quement
en
une lisle de ùgLes suJfisante pour
traiter le problètne.
Ces Lègles
étaient bien
entendu
présentes
dans la tête des utilisateurs/
erpefls.
mar. la
plupan
du temp\ incon\ciem-
ment
(figure
2: avec les
arbres décrivant la Paye,
on détientune méthodologie. Avec
leurs règles. on
détient une
connaissance exprimée en clair.)